Pour la première fois cette saison a lieu un championnat d’Europe pour les filles de moins de 17 ans ; et un des tournois qualificatifs du premier tour se déroulera en Suisse, soit à Wil, Frauenfeld et Weinfelden où la Suisse affrontera la Lituanie, Chypre et le Pays de Galle. L’entraîneur et les joueuses sont confiants en vue de la qualification pour le tour prochain.
Un penalty bien tiré
Il est près de 17 h 30, nous sommes dans le temps additionnel, dans un match préparatif de l’équipe Suisses des moins de 17 ans ; Annina Spahr se fait bousculer dans la surface de réparation, l’arbitre siffle –penalty-. Cet exercice revient à la capitaine Selina Kuster, joueuse du club de LNB le FC St-Gallen. Selina Kuster transforme sans problème ce penalty, le score passe à 3 à 0. Commentaire de Selina Kuster après le match : « Je suis très fière de pouvoir évoluer dans une équipe nationale, cela a toujours été mon objectif. A chaque match, mon ressenti est le même, soit génial ». Selina Kuster fait partie des joueuses importante au sein de l’équipe et une de celles qui a passé deux ans au centre de préformation à Huttwil.
« On est prêtes »
Selina Kurster se réjouit de disputer les qualifications, même si elle ne connaît presque pas les équipes qui vont évoluer dans son groupe, mais elle se sent prête ainsi que toute l’équipe. Comment serait il autrement, les résultats obtenus pendant les matchs préparatoires : sur six rencontres 1 seul match perdu. Les suissesses ont même battu l’équipe d’Allemagne, réputée pour être une formation de très haut niveau. Ce parcours laisse, effectivement entrevoir de bonnes chances de qualification pour les suissesses. L’entraîneur Walter Späni : « L’équipe est habituée à gagner et nous voulons essayer de conserver cela ». Lui aussi croît aux chances de la Suisse. « Nous avons une équipe avec un grand potentiel offensif ». Elément déterminant, quand on sait que la Suisse manque d’attaquantes.
Bon esprit d’équipe
Ainsi la Suisse pouvait même compenser la perte de l’attaquante Lara Keller (blessée) par Annina Spahr, Rachel Kiwic ou Samira Susuri. Walter Späni a par conséquent de bonnes alternatives ! Donika Dzeladini, joueuse offensive du FC Yverdon Féminin : « Nous sommes prêtes » et de rajouter : « les deux rencontres contre la République Tchèque ont permis de renforce notre sentiment de confiance et de se connaître mieux au sein du groupe, deux éléments primordial pour un bon esprit d’équipe ». Un esprit d’équipe commenté également par Selina Kuster : « cela vient aussi du fait qu’on ne joue pas seulement au foot ensemble, pour preuve, la veille du deuxième match contre la Tchèquie, on s’est toute rendue au bowling » et reste convaincue que l’entraîneur Esther Müller (coach psychologique) apporte un plus à l’équipe.
Une équipe… trilingue
Cet appui psychologique étant extrêmement important au sein d’un groupe où les barrières linguistiques sont nombreuses. Donika Dzeladini (joueuse romande) : « Au début, c’est pas facile, la barrière linguistique provoquant déjà un petit fossé (dialogue, échange, prise de contact avec les autres, etc.) Mais maintenant on est à l’aise ». Il n’y a pas une langue qui est prioritaire sur une autre, par conséquent, les joueuses se débrouillent et essaient de se parler dans deux voire trois langues. Walter Späni est certainement la personne avec un avantage, car il parle parfaitement le français et l’allemand. « La séance tactique est en allemand, mais si on rencontre des difficultés de compréhension, l’entraîneur traduit ». Donika Dzeladini veut aller loin avec cette équipe : « On veut aller aussi loin que possible, et pour cela il nous faudra d’abord gagné nos trois matchs qualificatifs ». Impression confirmée par Walter Späni qui croit à son équipe et à ses capacités : « Nous sommes les favoris de notre groupe et visons la première place ; mais… chaque match doit d’abord être joué ».
L’importance du public
Tous les trois se réjouissent des matchs à domicile dans la Suisse orientale et espèrent que les spectateurs seront au rendez-vous. Walter Späni : « Ce soutien est très important ». Selina Kuster, (qui aura quasiment la chance d’évoluer à domicile) a pu se rendre compte de l’importance du public à l’occasion du deuxième match contre la Tchèquie : « Les dernières minutes étaient super, le public se donnait à fond. J’ai vraiment ressenti une énorme émotion ». Les matchs de la Suisse auront lieu le jeudi 11 octobre contre la Lituanie à Wil à 19 h 00, le samedi 16 octobre contre Chypre à Frauenfeld à 15 h 00 et le mardi 23 octobre contre le Pays de Galle à Weinfelden à 19 h. (RG/chr)